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Partage Historique de la Maladrerie


Neuf siècles d'histoire

Maladrerie Saint LazareFondée à la fin du XIe ou début du XIIe siècle, cette institution hospitalière est implantée en périphérie de la ville autant par crainte de la contagion que pour des raisons économiques. Une communauté de frères et de sœurs s'occupe des malades. Un Maître, élu parmi les chanoines du chapitre, dirige l'établissement. Une fonction qui procure de substantiels revenus car les ressources de la maladrerie sont importantes.

D'ailleurs, exerçant son droit de régale lors de la vacance du siège épiscopal au XVIe siècle, le roi attribua ce bénéfice ecclésiastique à un laïc. En 1599, la Maladrerie est placée sous la tutelle du Grand Aumônier de France puis définitivement réunie au Bureau des pauvres de la ville en 1628. Après la Révolution, elle est morcelée, vendue comme Bien National puis transformée en exploitation agricole.

Un univers très cloisonné

Implantée sur un site de trois hectares entièrement clos, son fonctionnement est caractérisé par une organisation sectorielle très marquée, ordonnée entre la cour des malades, la cour des gens sains et la ferme dont cet établissement tire sa subsistance et une partie de ses revenus. Les lépreux, qui ont leur propre puits, vivent au sud-ouest de la Maladrerie dans des loges accolées au mur d'enceinte et donnant sur une cour qui leur est réservée. Cette dernière est agrandie au XVIIe siècle et dotée de nouveaux bâtiments dont il ne subsiste que des ruines et qui ont, peut-être, accueilli des pestiférés.

Maladrerie Saint LazareTrois chefs d'œuvre de l'architecture médiévale subsistent encore sur les lieux. L'église, seul lien entre le secteur des malades et celui des gens sains, se compose d'une nef à bas-côtés, d'un transept à bras débordants, d'un clocher central à bâtière et d'un chœur, moins élevé que la nef, à deux travées et chevet plat. Elle a été entièrement édifiée au XIIe siècle, hormis les deux chapelles nord et sud, ainsi que le clocher, ajoutés au XIIIe siècle. Chaque élément de cet édifice participe à son unité architecturale dont il souligne l'esthétisme.

La qualité architecturale et l'organisation interne du logis laissent à penser qu'il s'agit de la résidence du Maître de la Maladrerie, voire d'un bâtiment à vocation communautaire donc réservé aux frères. D'après les analyses dendrochronologiques menées sur le site, le logis date de 1270-1271 et la grange de 1219-1220. Cette dernière, qui a conservé sa charpente d'origine, est divisée en trois nefs que séparent deux rangs de neuf grandes arcades en tiers-point reposant sur des piles carrées. Fonctionnelle et esthétique, elle s'apparente aux granges monastiques de l'époque.

D'autres bâtiments ont été construits sur le site dont la bergerie qui présente le même appareillage que la grange. La maison de l'administrateur fut probablement édifiée à la fin du XIIe siècle comme l'atteste son cellier. A part d'anciennes portes et baies encore visibles dans les murs des façades nord et ouest, il ne reste pratiquement plus rien de la construction d'origine profondément remaniée à la fin du XIXe siècle. La maison du fermier date de la seconde moitié du XIXe siècle et abrite aujourd'hui les services administratifs du site de la maladrerie. Bon nombre de constructions ont disparu mais les interventions archéologiques menées sur les lieux ont permis d'en retrouver les traces.

Chronologie :

Maladrerie Saint Lazare• Fin XIe ou début du XIIe siècle : fondation de l'institution hospitalière

• 1131 : première mention de la maladrerie Saint-Lazare

• XIIe siècle : construction de l'église

• Fin XIIe siècle : construction de la maison de l'administrateur, remaniée à la fin du XIXe siècle

• XIIIe siècle : adjonction à l'église des chapelles et du clocher

• 1219-1220 : construction de la grange

• 1270-1271 : construction du logis

• Milieu du XVIIe siècle : agrandissement de la cour de la « léproserie » et construction de nouveaux bâtiments
qui auraient accueilli des pestiférés

• 1795 : la maladrerie est divisée en trois lots qui sont vendus comme Biens Nationaux

• XIXe siècle : construction de la maison du fermier

• 1895 : démolition du pressoir

• 1914-1918 : la maladrerie sert de cantonnement à différents régiments

• 1939 : effondrement d'une partie du clocher ; classement des bâtiments comme « Monuments Historiques »

• 1971-1985 : restauration de la toiture de la grange puis de la chapelle

• 1989 : inscription à l'inventaire des Monuments Historiques des murs d'enceinte et de ses portes, de la bergerie
afin de protéger l'ensemble du site

• 2002 : la Ville de Beauvais devient propriétaire de l'intégralité du site

• 2002-2003 : intervention archéologique sur l'emprise de la ferme

• 2005 : transfert du site à la Communauté d'Agglomération du Beauvaisis qui gère désormais le projet

• 2006 : Une réflexion est engagée afin de déterminer un programme d'activités à l'échelle du Beauvaisis mais également à l'échelon national et international. Dans cette perspective, l'espace de la « ferme » (grange, bergerie, maison du fermier et abords) bénéficie d'un programme de restauration correspondant aux exigences patrimoniales du site. La grange est la première à s'ouvrir au public et les travaux de ses abords comprenant notamment un jardin d'inspiration Médiévale seront terminés début 2009.

• 2007 : travaux de restauration sur l'emprise de la ferme (grange, maison du fermier du XIXe siècle, bergerie,
murs de clôture) et fouilles archéologiques

• 2008 : Le 11 octobre 2008, la grange a été inaugurée après un vaste chantier de réhabilitation et est devenue le lieu privilégié de concerts, spectacles, congrès et séminaires.

• 2009 : Création d'un jardin d'inspiration médiévale comportant des essences conformes à ce qui était à l'époque cultivé sur les lieux.

• 2010 : Inauguration du jardin d'inspiration médiévale samedi 11 septembre 2010.



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